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 Vide.

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Ad'mine Ecu' cherchez pas à comprendre, elle est folle XD

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Alouna
Ad'mine Ecu' cherchez pas à comprendre, elle est folle XD


Féminin
Date de naissance : 09/06/1998
Age : 20
Messages : 962

MessageSujet: Vide.   Mer 11 Avr - 14:13


Merci à Aggie pour cette belle image, et merci de cliquer sur la petite note de musique
pour un peu plus d'ambiance pendant la lecture de mon RP (:

Heliran (Se lit Héliranne) : Guerrière de 17 ans du clan des Palouas. C'est une belle
jeune fille de dix sept ans, aux longs cheveux ondulés, châtains. Elle a de somputeux yeux
verts, très expressif.

Arianne : Guerrière de 17 ans également du clan des Palouas, c'est la meilleure amie
d'Heliran, qui est une grande blonde aux yeux bleus.

Allian : Garde du clan des Eleadons et particulier de celui d'Heliran, il est
grand et musclé, avec ses cheveux épais et bruns foncés, ainsi que ses yeux

Keleon : Chef du clan des Eleadons, il est très grand, avec des cheveux
blonds foncés qui lui arrivent aux épaules, et ses yeux noirs les mettent en valeurs.

Chaman : Chamane du village, il est très maigre, et haut sur ses jambes
frêles et bronzés.

Tyku : Traductrice qui comprend une dizaine de langue.

.Le Vide.


JE SUIS RENTRÉE CHEZ MOI VERS CINQ HEURES ET DEMI. J'avais chassé toute la journée en compagnie d'Arianne. Lorsque je suis rentrée au camp, je suis tout de suite allée sous ma tente. J'ai posé mon arc et mes flèches dans un coin, pris de nouveaux vêtements, et suis ressortie. Il fallait absolument que je me rafraîchisse. Je me suis donc dirigée vers la Rivière, située à environ un kilomètre de là. Je marchais d'un pas lent et mesuré, au rythme des battements de mon coeur. Dans la forêt, les derniers rayons du soleil filtraient à travers les grands arbres centenaires. Les oiseaux poussaient de petits gazouillis joyeux, et s'envolaient dès que je m'approchais d'eux. Derrière un buisson, un petit lapin, qui fut effrayé par le bruit de mes pas dans les feuilles mortes, déguerpit à ma vue.

Lorsque j'arrivais enfin à la Rivière, un bon quart d'heure plus tard, la pénombre était déjà présente. Je me déshabillais, vérifiant d'abord que personne ne m'observait. Mais non, rien à l'horizon. Une fois nue, je mis un pied dans l'eau. Elle était extrêmement froide. Mais je serrais les dents et rentrais jusqu'à la taille. J'enlaçais ma poitrine avec mes bras en frissonnant de plaisir. Dès qu'un poids immense fut libéré de mes épaules, je les relâchais et les laissaient tomber dans l'eau dans un "Splach" qui m'éclaboussa le visage. Puis, je fermais les yeux et plongeais. L'eau me submergea entièrement, rentra dans mes oreilles. Tandis que je nageais, mes longs cheveux bruns ondulaient gracieusement.

C'était un vrai bonheur que d'avancer, dans un élément si exceptionnel et étrange que ce liquide translucide. Un banc de poisson s'enfuit lorsque la décharge de puissance de mes mains les atteint. Cela ne faisait que trente secondes que je retenais ma respiration, mais déjà je suffoquais. Je remontais vite à la surface. Lorsque je fis un mouvement avec ma tête, des gerbes d'eau s'échappèrent de ma chevelure. Je rouvris les yeux, dans le silence absolu de la nuit. Le ciel, maintenant d'un noir de jais, était tapissé d'un millier d'étoiles. La lune, quant à elle, se reflétait avec clarté dans l'eau si sombre. Elle lui donnait un effet magique, presque féerique.

Je sortais donc de l'eau, et encore toute mouillé, enfilais mes vêtements propres, laissant les sales roulés en boules sur le sol. Je m'asseyais sur le sable, m'appuyant sur mes mains derrière mon dos, serrant et desserrant mon étreinte où elles renfermaient les petites pierres couleurs d'or. Au loin, l'équilibre fut rompu par un hululement de chouette. Son écho dura quelques secondes avant de se perdre dans l'immensité de la nuit. Je laissais retomber ma tête, fermant les yeux, pensant à cette journée excitante que je venais de vivre avec ma meilleure amie. Nous avions chassé, couru, mangé, et ainsi de suite. Elle était passé à une vitesse inimaginable.

Et maintenant, voilà que j'étais allongée sur la rive d'un ruisseau, sur mon territoire, seule avec mes pensées et mes rêves, prête à tout. Ah, que la vie était belle... J'avais une famille, des amis géniaux, un foyer, et tout ce qui allait avec. Mais je ne m'imaginais pas ce qui allait m'arriver, à peine quelques heures plus tard, dans un espace temps différent de celui dans lequel je respirais en ce moment même. Alors que je m'endormais peu à peu, bercer par le son des feuilles qui se frôlaient dans la brise, je sombrais peu à peu dans le monde des rêves. Lorsque je rouvrais les yeux, tout avait changé. Du paysage au temps, en passant par la faune et la flore qui m'entourait.

Les arbres faisaient trois fois la taille normale et habituelle, ce n'était pas de simples moineaux qui chantonnaient gentiment sur les branches, mais d'énorme rapaces qui hurlaient dans le ciel devenu bleu, les jolies petites fleurs violettes que je connaissais si bien avaient disparues, remplacées par de grosses plantes carnivores. Mais quel était ce monde surnaturel ? Je baissais soudain les yeux, soucieuse de savoir sur quoi je marchais. Je fus très étonnée. J'étais debout sur une sorte de pont, mais pas ordinaire. Il était entièrement construit de branche, de feuillages et de fleurs. C'était très étrange, mais pas plus mal. C'était plus esthétique que le simple bois qui s'use trop vite. Je m'accroupis pour toucher du bout des doigts cette texture mousseuse et rebondie. Elle était douce, et quelque peu humide.

Lorsque je relevais la tête, je vis des jambes devant mes yeux. Je poussais un petit cri de surprise, avant de me lever, tremblante. Plusieurs hommes, armés de lances, m'avaient encerclés, et me regardaient avec autant de précision que d'étonnement. J'en fus presque gênée. Puis, l'un d'eux s'approcha de moi, et, d'un geste de la main, me fit signe d'avancer. J'obéissais sans protester. Puis, il m'emmena au bout du pont, là où un être, plus grand et robuste que les autres se tenait bien droit. Il posa sa main sur sa poitrine, comme pour me saluer. Anxieuse, je répétais son geste. Je ne savais pas dans quoi je m'embarquais, mais je savais que si je ne suivais pas les ordres qu'ils me donneraient, je ne sortirais peut-être jamais de cette forêt enchantée. Il me regarda ensuite de ses yeux noirs profonds. J'avais peur qu'il entende les battements de mon coeur qui résonnaient dans mes oreilles. Puis, je tentais une approche.

- Qui êtes vous ? Demandais je sèchement.

Malheureusement pour moi, l'homme qui se tenait devant moi ne fit que hocher la tête sans me donner de réponse. Dès qu'il eut donné quelques ordres dans une langue qui m'était incompréhensible, deux gardes me prirent par les bras et m'emmenèrent dans la forêt. Je ne savais plus quoi penser de ce monde inconnu qui m'entourait, qui m'oppressait. Nous marchâmes un petit moment dans cette forêt d'arbres géants, les deux hommes étant mes seuls guides. C'est alors que la luminosité diminua, jusqu'à ce que la pénombre s'installe complètement dans ce monde retiré. Je me sentais mal à l'aise, car j'avais l'impression d'être vulnérable, une proie facile dans cet endroit où je n'étais qu'une intruse.

À présent, je ne voyais même plus où je m'étais les pieds, et plusieurs fois, les hommes durent me rattraper pour m'empêcher de trébucher sur le sol couvert de racines et de mousse. C'est alors que j'aperçus une lumière dans le lointain. Seul un rayon semblait illuminé quelque chose par terre, mais j'étais encore trop loin pour l'apercevoir. Je vis que le chef qui menait la marche accéléra le pas. Je me calais sur son allure, impatiente de découvrir ce que pouvait cacher ce mystérieux peuple. J'eus un haut le coeur lorsque le noir complet s'abattit sur la cime des arbres, et que le rayon lumineux s'éteignit d'un seul coup. J'avais l'impression d'être devenue aveugle d'une minute à l'autre, mais je savais que j'étais toujours encadré par les gardes. Je décidais donc de rester immobile et d'attendre leur réaction.

Après quelques secondes de léthargie, ils se remirent en marche. Je me demandais bien comment ils faisaient pour voir, mais comme j'ignorais tout d'eux, je n'osais pas leur poser la question, de plus qu'il n'avait pas l'air de me comprendre. Ils ralentissaient de plus en plus jusqu'à ce que nous atteignons une allure lente et modérée. Mais c'est alors que le vide m'enveloppa. Je venais de mettre de pied dans une sorte de précipice, et d'y tomber, seule. Prise de panique, je poussais un grand cri de terreur, espérant le plus fort que je pus de me réveiller de ce cauchemar. Je ne sentis pas mon atterrissage. Je pensais que la vie m'avait quitter, qu'elle m'avait abandonné pour de bon, et que je ne pourrais plus jamais m'en sortir. Mais lorsque j'ouvris les yeux, le soleil m'éblouit.

Surprise, je relevais la tête, éberluée. Le temps que je me remémore où je me trouvais fut de courte durée car juste à côté de moi béait un énorme trou noir. Sûrement celui dans lequel j'avais malencontreusement mis le pied hier. J'eus un mouvement de recul. Mais comment cela se faisait il que j'étais encore en vie, et au dehors de ce précipice interminable ? Qui m'avait sauvé ? Aurais-je rêver ? La panique me gagna. J'avais atterrit dans un monde étrange peuplé d'humain silencieux, j'étais également tomber d'une falaise invisible et j'en ressortais saine et sauve. Trop de questions bouillonnaient dans ma tête et menaçaient de la faire exploser. Mais alors que je m'apprêtais à lâcher mes nerfs en hurlant, les deux gardes qui m'avaient escortés hier réapparurent.

Ne sachant que dire ni que faire, je me levais et m'approchais d'eux. Je savais maintenant que leur parler ne servirait à rien, car de toute façon, ils m'ignoreraient. Ils exécutèrent exactement la même procédure que le jour précédent. Il me prirent tous les deux par les bras, et me guidèrent loin du trou noir. Je ne tentais aucunement de me débattre, sachant d'avance que cela serait inutile. Soulagée, je me détendais un petit peu. Mais où m'emmenait ces énergumènes muets ? Après une bonne demi heure de marche silencieuse, j'aperçus quelques silhouettes qui ressemblaient vaguement à des huttes. Heureuse de pouvoir voir d'autres personnes, je pressais le pas. Les jeunes enfants qui erraient autour du village me lançaient des regards intrigués. Je tentais de leur sourire, mais ils ne me le rendaient pas, j'abandonnais donc cette idée.

Nous arrivâmes devant une hutte plus grande que les autres. Ce devait être celle du chef de Clan. Un des gardes me poussa à l'intérieur. Je reconnus immédiatement le grand homme avec qui j'avais vainement tenté de communiquer. Il me salua, et je fis de même. Sa maison était assez spacieuse, avec une femme qui nettoyait la table. Ils devaient finir de manger. D'ailleurs, quand j'y pensais, je sentis mon ventre gargouiller. Puis, comme par magie, j'entendis le son de sa voix dans une langue que je comprenais parfaitement. Merci à Dieu !

- Comment t'appelles tu ? Me demanda t il dans un français approximatif.

- Heliran, répondis je d'un ton neutre.


Il parut réfléchir. Il appela ensuite la femme qui passait le chiffon et lui murmura quelque chose à l'oreille. Elle hocha la tête et sortit en courant sur le place. Puis il sembla m'observer, m'identifier, me regarder sous toutes les coutures. Je rougie, gênée d'attirer tous les regards. Puis il me fit signe de venir m'asseoir. J'acceptais volontiers, car mes jambes menaçaient de ne plus soutenir mon poids. Puis, la femme réapparut avec un second homme, qui portait des plumes blanches sur la tête. Etonnée, je me levais. Il avait l'air d'un prêtre. Je devinais aisément que ce devait être le "Chaman" du village. Dès qu'il s'assit en face de nous, je fus soudain intimidé. Il était grand, maigre et ridé. Mais c'est alors qu'il tenta de me traduire un message que je compris sur le champ.

Guerre... Préparée. Toi devoir... Aider nous.

Pas besoin de chercher plus loin, il s'agissait bien d'un appel à l'aide. Une fois que j'eus acquiescé, il m'expliqua plus en détail les raisons de cette bataille qui se préparait. Un autre Clan les menaçait. Il était apparemment venu me chercher dans mon monde pour que je leur vienne en aide, car j'étais soi disant l'élue. Malgré des passages flous, j'avais compris l'essentiel. Je devais entraîner leurs guerriers à combattre. Je fus tout de même touchée qu'ils soient allés me chercher si loin. Soudain ragaillardie, je me levais et dit :

- Où sont vos armes ? Vos guerriers ?

Le chef me fit sortir et m'indiqua l'Est, une petite maison où les volets étaient clos. Je suivis le garde qui m'escortait, qui se nommait Allian, et qui d'après Keleon, le chef, me suivrait absolument partout. Il m'ouvrit une petite porte en bois, et j'y découvris une série d'armes : Des arcs, des épées, des haches, des lances... Je demandais à Allian de me rassembler toutes les personnes du quartier qui seraient près à se battre pour le Clan des Eleadons, car c'est ainsi qu'ils se nommaient. Dès qu'ils furent tous sur la place, devant moi, je commençais par donné certaines instructions, tandis que Tyku se chargeait de le traduction. Puis je fis quelques démonstrations avec comme faux adversaire Allian, qui se débrouillait déjà comme un combattant.

Nous passâmes plusieurs jours à étudier toutes les manières de combattre, avec toutes les armes possibles et imaginables. Au bout d'une semaine et demi, les guerriers que je venais de formés étaient fin près pour la guerre. Et j'en étais fière. Pour une fois que mes qualités pouvaient être mises en valeurs. Pendant ces deux semaines, j'avais également forgé des liens. Avec des femmes du village, des petits enfants du Clan qui me posaient plusieurs questions sur mon monde à moi, et bien sûr avec Allian, qui, depuis qu'il me suivait comme mon ombre, avait lié une certaine intimité entre nous. Plus besoin de la parole pour communiquer.

Le jour du combat approchait. Keleon et le chef ennemi avait conclu du jour et du lieu. Cela se passerait demain, dans un grand champ au Nord de la rivière qui bordait le camp des Eleadons. J'avais maintenant appris à connaître chaque membre du village, et ils me respectaient comme l'un des leurs. J'en avais presque oublié mon ancien monde. Je me sentais comme chez moi ici, et je me battrais corps et âme lorsque l'heure de la bataille arriverait. Le jour approchait. Je le sentais, car la tension était à son comble dans le camp. Il était en effervescence, à préparer les armes, les boucliers, les fortifications... Mais nous étions forts et courageux, nous avions une chance de nous imposer.

Mais, alors que je me reposais avant le grand moment, je sentis une secousse. Frêle, douce. J'entrouvris les yeux, et aperçus brièvement la tête de mon garde du corps, Allian. Je lui souris avant de refermer mes paupières. Mais lorsque je les rouvris, la peur et le désespoir m'envahirent immédiatement. Autour de moi se trouvait un étang, du sable sur lequel j'étais allongée, tandis que le soleil scintillait haut dans le ciel. Comprenant aussitôt ce qui m'arrivait, les larmes affluèrent sur mes joues. Je ne pus les refouler. Le paysage que je connaissais si bien devint flou, jusqu'à ce que j'enfouisse mon visage dans mes mains, prise au dépourvue.

Mais je devais me rendre à l'évidence, j'avais fait un rêve, qui m'avait parut si vrai, si éternel que j'avais voulu qu'il soit vrai, mais je venais de revenir à la réalité, juste au moment le plus important. Mais en plus de ça, un autre sentiment m'oppressa. La culpabilité. Je les avais abandonné, au moment où ils avaient le plus besoin de moi. Comment avais je pus faire une chose pareille ? Et la dernière chose que j'avais entrevu resterait à jamais gravé dans ma mémoire. Allian. Dire que grâce à un rêve, ainsi qu'a un trou noir, j'avais pu accédé à un monde qui m'avait rendu heureuse, et pour une fois dans ma vie, réalité ou non, je m'étais sentie valorisé. MAIS LE VIDE RESTERAIT À JAMAIS DANS MON COEUR, COMME UN TROU NOIR QUI LE RONGERAIT LENTEMENT, DE L'INTÉRIEUR...

Alouna's RP.

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Beau (:
 
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